Jeudi 17 septembre 2009
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Empêchée de proposer des délibérations ou motion, coupée lors de ses interventions, l'opposition est exaspérée par l'attitude du maire et parle aujourd'hui d'Auchel comme d'une « autocratie »

Les élus auchellois sont rentrés de vacances les batteries chargées à bloc et leurs premières retrouvailles ont été électriques jeudi soir dernier.

Au cours de l'été, les trois groupes d'opposition avaient demandé la démission de Laure Blaszczyk, adjointe à la jeunesse, après l'intervention d'un groupe d'évangélistes dans un centre de loisirs d'Auchel ; l'opposition s'était scandalisée de ce qu'elle estime être une entorse à la laïcité. La demande de destitution a évidemment été rejetée avec véhémence par le maire Richard Jarrett qui n'a pas manqué d'égratigner au passage votre hebdomadaire préféré, l'accusant de complaisance envers l'opposition. Plutôt que de sortir Mme  Blaszczyk, le maire a installé un nouveau conseiller municipal : Bertrand Vasseur, qui remplace Nelly Casarico, partie pour des raisons personnelles, aux côtés de Christelle Fauchet.
Une fois tout le monde installé, les débats pouvaient se poursuivre en suivant l'ordre du jour, et uniquement l'ordre du jour, le maire ayant refusé d'inscrire les motions présentées par l'opposition, notamment contre la privatisation de la Poste, et excluant de la même manière toute question ou intervention jugée « hors sujet ». Un comportement qui exaspère de plus en plus l'opposition qui, après avoir déploré à de nombreuses reprises l'absence de réunion des commissions municipales (ou du moins de ne pas y être invitée), estime que « le débat démocratique est rompu », comme l'a souligné Jean-Michel Rose, alors que Maurice Distinguin n'hésite plus à parler aujourd'hui d'« autocratie ».

« On est vraiment tombé bien bas »
Après avoir adopté le rapport annuel sur l'assainissement, l'assemblée a été invitée à étudier l'attribution de subventions aux associations  : 4 000 euros pour l'US Auchelloise nouvelle ; 76 euros pour le démarrage de l'association des parents d'élèves de l'école primaire Victor-Hugo ; 2  000 euros pour l'association Mémoire Tourisme Patrimoine ; 200 euros pour la société de chasse ; et 1 500 euros pour l'Union commerciale et artisanale nouvelle. Cette dernière subvention a donné l'occasion de s'exprimer à Didier Rolin, sans qu'il soit jugé hors sujet : « L'UCAN est une association que vous avez mise en place vous-même. On va organiser un marché aux puces à la place de la foire commerciale. On est vraiment tombé bien bas  : plus de feux d'artifice, plus de concours des maisons fleuries et maintenant plus de foire ! » Avant de poursuivre : « Et qu'en est-il du FJEP et autres associations ? » « Hors sujet ! », estime le maire qui passe au vote, au grand dam de Didier Rolin qui refuse d'y prendre part.

Les 12 000 euros pour les Faurecia annulés

En revanche, Didier Rolin a savouré la délibération suivante : l'annulation à la demande de la préfecture de l'attribution de 12 000 euros à l'association Solidarité envers les salariés de Faurecia Auchel. « J'avais voté contre cette subvention à l'époque car je savais qu'elle ne serait pas validée par la préfecture », a justifié le trublion de la liste Agir pour Auchel. De son côté, Richard Jarrett a expliqué que la préfecture avait estimé que cette subvention ne répondait pas à « un intérêt public communal » et devait donc être annulée : « De toute façon l'argent a déjà été distribué aux salariés. Nous allons avoir un trou de 12 000 euros mais qui était prévu. » Pour les socialistes et communistes, cette décision est inacceptable, comme l'a détaillé Maurice Distinguin : « Ce conseil municipal a pris la décision politique de soutenir les salariés de Faurecia.
C'était un soutien financier, mais surtout moral. La subvention était illégale mais légitime. De plus, des recours pourraient pénaliser le président et le trésorier de l'association. Auchel n'aura pas la même solidarité que les autres maires des communes du Saziral* qui ont refusé de voter cette délibération. » « Ici on respecte la loi », a martelé le maire avant de soumettre la délibération au vote : les vingt-quatre membres de la majorité (y compris les anciens salariés de Faurecia) ont annulé la subvention ; les sept membres de l'opposition (y compris Didier Rolin) ont voté contre.
Une bonne nouvelle a finalement satisfait tout le monde : l'aménagement d'un carrefour à feux tricolores sur le CD 183, à l'angle du boulevard de la Paix avec les rues de Belfort et du Général-Leclercq. Les travaux, d'un montant de 100 000 euros, vont enfin pouvoir démarrer et une demande de subvention de 44 000 euros a été demandée au conseil général. « Cela fait vingt ans que nous attendions. Notre ami René Hocq a fait mieux que nos prédécesseurs, quelle que soit leur étiquette politique d'ailleurs », a reconnu Richard Jarrett, prédécesseur sans étiquette de René Hocq. Les quelques autres délibérations sont (presque) passées comme des lettres à la Poste, mais sans que soit évoquée la motion contre sa privatisation.
* 30 000 euros avaient été versés à l'association Solidarité envers les salariés de Faurecia, à l'initiative du Saziral. La somme a été rassemblée par les cinq communes du Saziral (Auchel, Lillers, Burbure, Allouagne et Lozinghem). Auchel et Lillers ont contribué à hauteur de 12 000 euros chacune.

Pierre VION  L'aveir de l'Artrois


Jeudi 17 septembre 2009
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Conseil municipal du 10 septembre2009
Le Maire d’Auchel, en refusant les questions  des élus de l’opposition pour cause

de contradiction  politique sur la laïcité ,principe essentiel de la République , ne respecte pas une fois de plus son règlement intérieur qu’ il a lui même fait voter, le 29 mai 2008 (Article 6) .

Après le non respect des commissions communales ouvertes aux élus de l’opposition (Article 27) Un nouveau pas est franchi, la rupture du débat démocratique avec son opposition. 


Dimanche 13 septembre 2009
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Bertrand VASSEUR  (PS) Suite à la démission de Nelly Casarico, élue du groupe socialiste, pour des raisons personnelles, le conseil municipal a installé un nouveau conseiller. C'est Bertrand Vasseur, suivant sur la liste du groupe PS, qui a pris place jeudi soir dans la salle du conseil. Âgé de 50 ans, cet Auchellois est marié et père de trois enfants. Il est ambulancier à la CARMI Nord - Pas-de-Calais depuis 1981.


Dimanche 13 septembre 2009
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Vendredi 5 juin 2009
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Adepte des conseils municipaux à grande vitesse, Richard Jarrett était enthousiaste jeudi soir à l'idée de proposer un voyage express en «  Municipalie », beaucoup plus sinueux qu'à son habitude.

Renégociation de la dette, dossier ANRU, dénomination de rue, festival du jeu, saison culturelle, ces « contrées » de la vie municipale figurant sur la carte du jour ont été traversées à un train d'enfer. La nausée gagnait des élus de l'opposition. Mais les plaintes de Maurice Distinguin, telles des escarbilles, n'atteignaient pas le conducteur de cette locomotive, lancée à pleine vitesse. Richard Jarrett était seul maître à bord.

Pour preuve, lorsque la délibération sur la mise à disposition du petit train touristique apparut à l'horizon, seule Christelle Fauchet a eu le temps de souffler un : «  Pour une fois qu'il nous rapporte quelque chose... » Le petit train de la discorde, comme elle le qualifie, va être mis à disposition de l'association La Scyrendale le week-end prochain pour le son et lumière de Ferfay.

Puis des cris d'indignation se sont élevés lorsque Richard Jarrett a mis aux voix une convention avec Véolia, puis dans la foulée une seconde avec Air Liquide. Maurice Distinguin attendait une réponse du maire. L'attitude du communiste a été considérée comme un refus de vote.


De nouvelles protestations ont fusé lorsqu'il s'est agi de délier les cordons de la bourse auchelloise. L'enveloppe destinée à la saison culturelle 2009-2010 s'élève à 86 300 E (hors assurance, réceptions et frais divers). Celle allouée au festival du jeu se monte à 11 000 E. Pour certains élus d'opposition, ces montants, quoique revus à la baisse, restent trop élevés.
Le maire a aussi invité le conseil à l'autoriser à renégocier comme il l'entend trois emprunts, pour un montant cumulé de 9 ME.


Jean-Luc Lambert n'y tenait plus : « Nous sommes contre. L'affaire est trop sérieuse pour être confiée à une seule personne. C'est tout de même curieux que dans cette ville de 10 000 habitants, il n'y a pas d'adjoint aux finances ! » Richard Jarrett s'est cette fois laissé aller à un : «  Je prendrai toute décision dans l'intérêt et l'économie de la ville. Un tas de maires sont mis en examen. J'en suis pleinement conscient ! » Didier Rolin y est aussi allé de sa doléance concernant le dysfonctionnement des commissions. « Quand allez-vous nous inviter ? C'est obligatoire !  » Et le maire de se fendre d'un commentaire lapidaire : «  Quand vous serez invité, on vous le fera savoir !  » Moins virulente, Christelle Fauchet a reconnu plusieurs vertus aux décisions du maire, s'abstenant lorsque les autres groupes d'opposition votaient contre.


Sensible à cette « ouverture », Richard Jarrett a décidé de faire une halte sur le gros dossier de l'ANRU, dont les bienfaits rejaillissent autant sur le maire que sur la conseillère régionale socialiste. Christelle Fauchet n'a pas été coupée lorsqu'elle a pris la parole pour expliquer en quoi Daniel Percheron avait contribué à faire voter une subvention de 2,6 ME (20 % du montant global) pour le projet de démolition - reconstruction de la barre Artois (47 logements). L'ensemble de l'opération s'élève à 12,1 ME. La ville d'Auchel déboursera 1,8 ME dans l'affaire.


Loin de se satisfaire de l'aubaine, Maurice Distinguin s'inquiète pour les locataires. «  Ils seront certes relogés dans des logements neufs mais les loyers risquent d'exploser, y compris pour les ayants droit. » Les deux socialistes ont démenti. Richard Jarrett, lui, détaillera ce dossier lors de la signature officielle de la convention ANRU, le mercredi 10 juin. •

> La suite de notre compte rendu dans une prochaine édition.


Dimanche 31 mai 2009
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